A la rencontre de ... CARLOS HAZEL

07:18


Dans quelques jours aura lieu la 8ème édition d’AFRIKFASHION SHOW, l’un des rendez-vous annuels de la mode africaine. La capitale ivoirienne va vibrer au rythme de défilés de mode. Pathé O, Anderson D ou Gilles Touré, il y en a pour tous les goûts.

Derrière les rideaux de ce beau spectacle se cache un monsieur passionné et talentueux du nom de CARLOS HAZEL. Chorégraphe et fondateur de l’agence de mode « NEW FACE MODEL»,Carlos est sans aucun doute une  pièce maîtresse de la mode ivoirienne.
Mon admiration pour ce personnage m’a poussé à aller à sa rencontre et c’est sans hésitation qu’il a accepté de m’accorder un peu de son temps. D’un ton taquin et très familier, il a répondu à toutes mes questions. 

1-Pouvez-vous présentez aux lecteurs ?
Je suis Carlos, ivoirien et beau gosse.

2-  (Rires) et chorégraphe de mode , n'est-ce pas ? 
 Oui et chorégraphe de mode.

3- Ce métier n’étant pas très connu en Afrique, comment vous êtes-vous venu l’envie de l’exercer et en quoi consiste-t –il ?
Par passion tout simplement. Je me suis inscrit dans une école d’art en France pour acquérir le savoir nécessaire pour l’exercer. Etre chorégraphe de mode consiste à apprendre les fondements du métier de mannequin et  surtout à rendre un défilé beau et original.

4- Quel est le plus grand projet sur lequel vous avez travaillé ?
 Il y en a tellement.je dirais le défilé femmes, femmes, femmes de Gilles Touré, celui de Alphadi, etc.


5- J'ai remarqué que les mannequins ivoiriens ne s’exportent pas sur le plan international, comment cela s’explique ?
Le manque de volonté est la cause première. La plupart des modèles ivoiriens voient le mannequinat comme un tremplin pour se trouver un mari ou une femme riche. Ils ne prennent pas le temps de travailler, d’apprendre, d’aller plus loin. Malheureusement, la majorité des mannequins que j’ai formés et qui ont atteint un certain niveau ne sont pas ivoiriens.

6- En tant qu’acteur de la mode, que faites-vous pour y remédier ?
A mon humble niveau, je ne peux que donner la formation aux mannequins , alors qu'il y a tout un processus pour atteindre le haut niveau après la formation. Il faut bien que d’autres personnes investissent et les poussent. Ce qui ne se fait pas ici en Côte d'ivoire.

7- Avez-vous foi en la nouvelle génération de mannequins ivoiriens ?
J’ai foi et peur à la fois, je m’explique. Dans cette nouvelle génération il y a à la fois de bonnes et mauvaises graines. Il y a ceux qui bossent vraiment et évoluent ,mais il y a aussi ceux qui dévalorisent ce métier.
Être un mannequin est un métier à part entière, il faut que les Africains comprennent cela une bonne fois pour tout. Ce n’est pas de l’amusement, ça ne consiste pas à porter des tenues  à des personnes pour en faire un spectacle, non c’est un vrai métier comme tout autre. Il faut donc que les gens le respectent  et lui donnent sa valeur.

mannequin ivoirien afrikfashion
mannequin ivoirien afrikfashion



8- Quel est le mannequin qui se démarque le plus ?
Je préfère ne pas répondre à cette question parce que généralement quand je fais l’éloge d’un mannequin, il ou elle prend la grosse tête et ne fais plus d’efforts.

9- Quels sont vos futurs projets ?
Mon plus grand projet est de créer une vraie agence de mannequinat ici en Afrique, une agence de renommée internationale.

new face models

10-  Un dernier mot ?
Merci à toi, merci beaucoup pour toutes ces questions. J’ajouterai que comme je l’ai dit précédemment, il faut que le mannequinat soit une activité prise au sérieux en Afrique. Ceux qui le pratiquent de façon saine et professionnelle s’en sortent financièrement, ce qui veut dire que si on met les moyens et on crée des institutions, le mannequinat peut contribuer au développement économique de ce pays.


crédit photo: Modafrica

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